[Veille]
Burning Man : quand l’utopie prend feu !

Dans la série société éphémère et utopie concrète, je voudrais LE festival de référence, celui qui attire désormais 70 000 pèlerins : Burning Man, l’homme qui brûle.

Chaque année, dans le désert de Black Rock, Nevada, une ville éphémère se crée de toutes pièces. Ses habitants ont pour mission de construire d’immenses structures ou confectionner d’étranges costumes. En souvenir du géant de bois qui fut brûlé pour la première fois en 1986 sur une plage de San Francisco, les « burners » mettent le feu à une immense construction ainsi qu’à toutes les autres. Fête païenne, expérience d’innovation sociale, le Burning Man propose aux citadins stressés de lâcher la bride, et aux adeptes des alternatives sociales de goûter aux joies de l’auto-gestion et du do it yourself.

Du Burning Man au Grand Barouf

Les fondateurs du festival ont édité “10 principes Burning Man », qui porte tout autant sur la morale individuelle (libre expression, autogestion) que collective (proscription du commerce, autosuffisance, ressources mises en commun, ne laisser aucune trace sur le site après l’événement). Autant de thèmes qui reviennent dans les échanges de la Communauté d’innovation du Grand Barouf Numérique. D’ailleurs, de numérique, on n’en parle pas beaucoup au Burning Man… Pourtant, le succès de l’événement doit beaucoup à l’avènement des réseaux sociaux qui ont massivement diffusé les spectaculaires photos des sculptures en feu au milieu du désert. Certains adeptes du festival ont même diffusé les plans de leurs créations en opensource, dans l’espoir de les voir améliorées et peut-être dupliquées à l’autre bout du monde.