Ils font la Communauté : Mescipa Zafrane

Mescipa Zafrane est un des membres les plus assidus de la Communauté d’innovation. En plus de sa fidélité, ce sont aussi sa créativité et son dynamisme qui font l’unanimité.

Quelle est votre activité ?
Je suis médiateur numérique à la MIE (Maison de l’Emploi du Roubaisis). Je  conseille des personnes (salarié ou demandeur d’emploi) qui vont être soit en transition professionnelle, soit en développement de compétences pour enrichir et développer leur poste actuel. Il s’agit de répondre à une demande de la MEL pour animer le secteur numérique en mettant en place des temps où on reçoit le public, et en montant des actions de types forums, ateliers et autres temps forts (ex : “Le printemps du numérique” devenu “Play ON”).

Pourquoi faites-vous partie de la Communauté d’innovation ?
Après la 1ère édition du Grand Barouf Numérique, M. Martel, responsable des programmes de la MIE a considéré comme pertinent que nous fassions partie de la Communauté d’innovation. Ce qui m’a plu, c’est la diversité des publics, mais je pense qu’il manque encore certains publics comme les étudiants. On obtient également différents points de vue sur les sujets, on découvre des lieux et contextes inspirants, des activités innovantes. Ça me permet de développer mon discours sur des expériences concrètes. Pour la MIE, ce qui est intéressant c’est que ça nous permet de faire de la veille sur tous les sujets d’actualité du numérique et de les diffuser. Ça nous permet de remonter le point de vue de notre écosystème et de mettre en avant les lieux, les pépites de notre territoire (Roubaix) qui a un tissu associatif et d’entraide très dense.

Qu’est-ce qui vous fait revenir aux ateliers ?
C’est une véritable volonté que je partage avec M. Martel. C’est moi qui choisis de consacrer du temps à ces ateliers, les faisant apparaître sur mon emploi du temps parce que je trouve que c’est important de faire porter la voix du territoire, de donner le micro aux initiatives et d’aider à faire avancer la Communauté. Ce sont les thématiques, les contacts, les lieux et la volonté de coller aux réalités du territoire. C’est par exemple, l’idée que la Smart City n’est pas qu’une affaire de « bobo » mais de chacun des quartiers allant des QPV (Quartier Prioritaire de la Ville) jusqu’au Vieux-Lille.

Quels ont été, pour vous, les moments forts ?
L’événement du Grand Barouf Numérique. Ce qui est intéressant c’est qu’il s’agit d’un événement qui a plusieurs temps forts : c’est dans un premier temps un lieu de réflexion, puis ensuite de débat ouvert et enfin ça devient un lieu et un moment de festivités. Le premier débat mouvant sur « le numérique va-t-il créer ou détruire des postes ? » était également un moment fort pour moi. Aujourd’hui, il y a énormément de craintes sur le numérique, je pense qu’il est nécessaire de dire la vérité : oui, il y aura des dérapages mais il y aura aussi de très bonnes choses. Vouloir s’agripper aux anciennes technologies a encore moins de sens. Il s’agit de comprendre.

Quels sont les sujets que vous aimeriez aborder ?
Les nouvelles formes de travail en lien avec le revenu universel. On peut se demander quelle est la place du travail dans ce dispositif. La Rev3 est également un des sujets intéressants du territoire : Où en est-on par rapport aux différents projets ? Où en est la Smart City ? C’est une affaire à suivre …

Comment voyez-vous la Communauté d’innovation par la suite ?
Ma première réponse sera un peu futuriste. On parle beaucoup de la cohabitation de l’homme avec la machine, donc à quel moment on met en place cette collaboration ? Là, on est dans l’utopisme mais on nous a habitués à avoir ce type de réflexion dans la Communauté d’innovation. Ensuite, je souhaite élargir le type de personnes accueillies. On a en majorité des personnes avec des intérêts « économiques » et il y a beaucoup de structures qui ne sont pas touchées, mais on trouverait un intérêt à les compter parmi nous. A quel moment on fait un débat dans une maison de retraite ? A quel moment on va dans le secteur de la santé, dans les hôpitaux ? L’IEM (Institut d’Education Motrice) et leur « handifablab », c’est aussi eux le numérique. Il s’agit ici d’une problématique d’inclusion numérique. On pourrait passer les portes de ces lieux et faire des épisodes là-bas.

Restez-vous en contact avec les membres de la Communauté ?
LinkedIn et le groupe de la Communauté d’innovation sont des bons moyens de garder contact avec la plupart des membres. Avec certains, on a échangé nos cartes de visite et on a pu se retrouver sur certains projets.

Le mot de la fin ?
Je pense que la Communauté d’innovation ne serait pas ce qu’elle est sans Guillaume, Carmen et toute l’équipe. Ils nous montrent à quel point notre avenir nous appartient et que le facteur humain reste déterminant dans la mise en place de projet. Et, concernant les méfiants et les personnes effrayées par l’innovation, je leur rappelle qu’il y avait encore des porteurs d’eau au 20e siècle, mais que l’eau courante, c’est bien pratique pour prendre sa douche le matin. Il y a bien fallu faire de ces porteurs d’eau des plombiers et du coup, épouser le changement. Toute l’idée de la Communauté d’innovation c’est de prendre les rênes de ce changement par le biais de ces épisodes, ces séances de « codesign ». Il est encore temps de nous y rejoindre, plus on est de barouf, plus on rit !